Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?
Ma décision de me lancer dans l’entrepreneuriat a été impulsée par le fait que le cabinet de conseil en management et de repositionnement professionnel pour lequel je travaillais depuis 11 ans me proposait de réduire mon poste à mi-temps suite à une baisse notable de l’activité.
J’ai alors ressenti l’envie de voler de mes propres ailes dans le domaine où ce cabinet a suscité cette vocation vers le coaching, mais auprès d’un autre public : les particuliers.
D’autre part, je suis issue d’une famille d’entrepreneurs et même si j’ai pu mesurer, depuis mon enfance, l’investissement en temps et en énergie que cette aventure représente, au-delà de l’insécurité financière, des charges, des difficultés, j’ai pris conscience de la fierté, de l’immense satisfaction de créer sa propre activité professionnelle. Le fait d’être indépendante, de gérer son temps soi-même, de créer des emplois, de répondre de la manière la plus pertinente et efficace aux clients représentent des satisfactions immenses.
Quel est votre meilleur souvenir ?
Mon meilleur souvenir, en tant que coach, se situe avec l’un des outils que j’utilise avec les jeunes et qui se nomme le blason (qui représente l’identité.) Une des questions formulées sur ce blason est : “Quelle est votre devise ?” Un jeune homme de 16 ans, brillant et atteint d’un plexus brachial, donc difficulté à se servir de son bras et lui ayant occasionné des moqueries à l’école a écrit : “NE JAMAIS BAISSER LES BRAS !”.
Le travail que nous avions fait ensemble en amont sur ses propres ressources, sur la confiance en soi avaient porté leurs fruits, d’autant que sa réponse fut très spontanée.
L’erreur que vous ne referiez pas ?
L’erreur que je ne referai pas : acheter trop rapidement un ordinateur PC, en l’occurence, afin de pouvoir travailler avec un logiciel “PASS AVENIR” qui ne pouvait s’adapter que sur les PC.
Je suis habituée à l’environnement MAC depuis de nombreuses années, or j’ai eu des difficultés à utiliser de manière l’environnement PC et j’ai constaté, au fil du temps, que ce logiciel, auquel je m’étais formé, n’était absolument pas indispensable.
Je conseille d’attendre d’être vraiment installée et d’avoir déjà quelques mois d’expérience de l’activité afin de faire le choix le plus pertinent et adéquat en fonction des besoins liés à l’activité.
Pourquoi participez vous à cette démarche ?
J’ai choisi de participer à cette démarche car j’ai un intérêt très vif pour les jeunes. C’est une grande partie du public à laquelle je m’adresse dans mes prestations de coaching.
De plus, j’aurais aimé, adolescente, bénéficier aussi de l’expérience, des avis de professionnels exerçant dans différents corps de métiers.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lors de votre échange avec les jeunes ?
J’ai trouvé les jeunes, au travers de mes deux témoignages, intéressés et ouverts, à partir du moment où je les impliquais, où j’allais “les chercher” pour répondre à mes questions, où je les interpellais en mémorisant leurs prénoms, leur souhait professionnel s’ils en avaient déjà un.
Le fait de les considérer comme des personnes à part entière et non comme des élèves ou des étudiants favorise un climat de confiance et un échange plus authentique et enrichi.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes ?
Je conseille aux jeunes, comme je le permets dans ma propre pratique de coaching et grâce à mon réseau très étendu, de rencontrer des professionnels sur le terrain, de préparer (comme je je fais avec eux) un questionnaire précis quant aux modalités, avantages, perspectives du métier. Le fait d’aller sur le terrain permet de “humer” l’ambiance, l’environnement, la culture. C’est un paramètre essentiel quant au choix final d’un métier ou d’un secteur d’activité.
Interview réalisée par le blog 100000 entrepreneurs.